Un futur antirides grâce au Shar-Pei
Un futur antirides grâce au Shar-Pei

À cause d’une mutation.
Recherche pour mieux lutter contre les nôtres
Des chercheurs américains viennent d’identifier l’origine génétique du surplus de peau typique du shar-pei. L’étude, menée sur une dizaine de ces chiens, a permis d’isoler un gène en particulier, baptisé “ HAS2 ”.
Ce gène code pour une enzyme jouant un rôle important dans la formation de la peau. Il aurait muté à un moment donné, provoquant cet excès de plis “ qui a dû plaire à un éleveur qui a fait se reproduire de nombreux chiens ”, a expliqué Joshua Akey, chef de l’équipe de chercheurs de l’université de Washington. En trouvant l’équivalent de ce gène dans le génome humain, on pourrait soulager certaines maladies rares qui provoquent une peau très ridée chez l’homme aussi.
“ Les deux génomes sont remarquablement semblables: tous les gènes humains ont un équivalent chez le chien et vice-versa ”, explique le Pr Georges, de l’ULg. Avec, parfois, un plus grand nombre de gènes pour certaines fonctions spécifiques, comme l’odorat chez le chien ou la vue chez l’homme (parce que notre vision est en couleurs). “ Le chien nous sert de modèle pour étudier les différences phénotypiques. Vu la similarité, les découvertes ont des répercussions immédiates chez l’homme. Des découvertes que l’on n’aurait pas pu faire chez l’homme seul ”.
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