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Violaine est la première femme maître-chien

Violaine est la première femme maître-chien

Violaine et Eska patrouillent sur le réseau des chemins de fer à partir de Mons

Maître-chien à la police, un métier d’homme? Pas du tout. Violaine Colantoni, inspecteur de police et seule femme à la brigade canine des chemins de fer en région wallonne, veut lever le voile sur un métier souvent réservé aux hommes et que les femmes connaissent peu.

Les femmes n’ont pas assez de poigne avec leur chien. Comment une femme peut retenir son animal? Les femmes ont une condition physique insuffisante. Elles sont trop sentimentales avec leur chien...

Voilà le genre de réflexions que Violaine Colantoni a souvent entendu! Clairement, pour elle, aucun de ses préjugés n’est fondé.

“ Le monde des chiens est un monde de machos, dit-elle. Ces réflexions n’ont aucun sens. Premièrement, il ne faut pas de poigne. J’ai bien formé mon chien et il est très obéissant.

Ensuite, sous leur apparence de rustre, les hommes ont aussi un cœur. Et pendant ma formation, après vingt bornes, j’étais derrière des hommes, mais des hommes étaient aussi derrière moi ”, précise notre agent.

Une chose est sûre, elle a dû faire sa place. D’autant plus que le métier de maître-chien n’est pas toujours bien vu par certains policiers. Parfois même par des collègues proches. Alors que, Violaine en est persuadée, un chien vaut plusieurs personnes! Il est très dissuasif au côté de son maître. “ Quand on rentre dans ma voiture j’ai parfois eu droit à quelques réflexions. Que mon véhicule sentait le chien, et moi aussi. Que le chien n’a pas d’utilité. Sans doute parce que c’est nouveau ”.

Ce qui compte, c’est d’aimer son chien. Et ça, les hommes comme les femmes en sont capables. En tout cas, du côté des chiens, pas de machisme! Qu’ils soient mâles ou femelles, pas de discriminations, seules comptent les capacités. Et tous les ont. “ Le seul ennui, c’est quand la femelle a ses chaleurs. Elle peut vite déstabiliser ses compagnons ”, sourit Violaine Colantoni.

Ancienne accompagnatrice de train à la SNCB, Violaine voulait garder le contact avec les voyageurs en rentrant en 2005 à la police. “ En intervention, le chien a un rôle dissuasif. Pourtant, lors de mes patrouilles, les gens viennent plus facilement vers moi grâce à mon chien ”, ajoute-t-elle.

L’amour inconditionnel qu’elle porte aux chiens, depuis son premier berger belge à 2 ans, l’a conduite à la police des chemins de fer.

15.000 euros de sa poche

Pour cette inspectrice, son amour n’a pas de prix. Pour travailler avec son chien, Eska, notre agent n’a pas regardé à la dépense. Le chien, le harnais, la muselière, la laisse, la cage, le chenil, la nourriture, et sans compter le reste. Aucun frais ne lui a été épargné pour son premier chien. Un investissement de départ qui s’élève à 15.000 euros. La police ne veut rien débourser avant que l’agent et son premier chien ne soient déjà formés.

“ Dans mon cas, j’ai dû sortir l’argent de ma poche. Si on ne vit pas pour le chien, on abandonne très facilement ”, explique notre cynophile.

Un chien, c’est de l’argent mais aussi du temps. Avant de travailler, il faut le promener, le préparer. Le chien policier reçoit aussi une formation en même temps que son maître. C’est le binôme chien et maître qui passe les examens. Tous deux doivent réussir.“ La où le policier passe, le chien doit aussi passer. Quand le chien ne peut pas passer un obstacle au risque de se blesser, je dois le porter sur mes épaules ”, raconte l’inspectrice de la police des chemins de fer.

Constamment ensemble

Violaine a investi beaucoup d’argent mais elle doit encore investir du temps. On ne peut pas se permettre d’acheter un chien pour le laisser de côté. Il faut le laver, lui donner à manger, le promener. “Ils nous rendent de grands services et travaillent toute la journée. Ils ont le droit de détendre aussi ”, conclut Violaine Colantoni.

 

Il promenait son chien en laisse... par la fenêtre de sa voiture

Il promenait son chien en laisse... par la fenêtre de sa voiture

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Photo News

Un jeune Anglais s’est fait pincer en décembre dernier alors qu’il roulait lentement sur une route de Consett, dans le nord-est de l’Angleterre, en tenant son chien en laisse par la fenêtre.

Qui a dit que promener le chien était une bonne occasion de faire de l’exercice? Certainement pas Paul Railton, qui a écopé d’une amende de 600 livres sterling (664 euros) pour avoir inventé une méthode spéciale paresseux.

Certes, «c’était stupide et un peu fainéant», a reconnu son avocat, Me Paul Donoghue, au moment de plaider l’affaire au tribunal.

Paul Railton aura tout le temps de méditer sur les conséquences de l’oisiveté en promenant son chien les prochaines fois, mais à pied: en plus de l’amende, il a perdu trois points sur son permis de conduire et ne pourra pas prendre le volant avant six mois.

 
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